Les établissements scolaires européens peinent à trouver un équilibre entre les technologies et les méthodes pédagogiques plus traditionnelles

Les écoles françaises peinent à trouver l’équilibre entre les technologie et les méthodes d’enseignement plus traditionnelles
Les enseignants évaluent cet équilibre à 4,6 sur 10
Paris, France, le 20 octobre 2026 – Une nouvelle étude européenne, commandée par Epson et conduite auprès d’élèves, d’enseignants et de responsables informatiques scolaires, révèle un décalage entre la quantité de technologies présentes dans les classes et leur efficacité réelle à soutenir l’apprentissage.
Au cœur du problème se trouve l’appétence des élèves pour la technologie en classe. 77 % déclarent utiliser la technologie dans presque tous les aspects de leur vie, et 55 % s’attendent à une utilisation intensive de la technologie en classe.
Les systèmes éducatifs français ses sont adaptés : 48 % des DSI d’établissements scolaires confirment que les écoles ont introduit davantage de technologies au cours de l’année écoulée. L’Union européenne a d’ailleurs investi plus de 23 milliards d’euros dans les technologies et compétences éducatives.
Cependant, cet élan ne se reflète pas toujours dans les performances. Les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointent même vers un net recul du niveau mondial en mathématiques et en lecture.
De nombreux enseignants (76 %) affirment que bien que l’adoption de la technologie se soit accélérée, son utilisation effective n’a pas suivi le rythme. Par ailleurs, 80 % d’entre eux et 84 % des responsables informatiques s’accordent à dire que les investissements se sont concentrés sur les appareils plutôt que sur la façon dont ils sont utilisés.
Selon Epson, de nombreuses écoles sont piégées dans un « écart d’équilibre technologique dans l’apprentissage ». 43 % des enseignants et 66 % des responsables informatiques français estiment que l’éducation a investi dans la technologie plus vite qu’elle ne peut l’intégrer efficacement.
Plutôt que d’écarter la technologie comme l’ont fait certains systèmes éducatifs, 81 % des enseignants et 86 % des responsables informatiques préconisent un usage plus équilibré. Dans cette approche, écrans et supports traditionnels (papier, manuels) coexistent, apprentissages individuel et partagé se mêlent, IA et jugement humain collaborent, et les investissements technologiques sont mieux réfléchis. De plus, 75 % des enseignants affirment qu’un meilleur équilibre entre numérique et méthodes traditionnelles pourrait améliorer les résultats des élèves.
Afin de mesurer l’ampleur de cet écart d’équilibre, Epson a demandé aux enseignants d’évaluer la manière dont les différents types de technologies sont introduits et équilibrés par rapport aux formes d’enseignement plus traditionnelles. Ils ont attribué les notes suivantes (sur une échelle de 1 = pas du tout équilibré à 10 = parfaitement équilibré) :
- 4,6 sur 10 pour l’équilibre entre les écrans individuels et le papier en cours, 54 % estimant qu’il y a trop d’écrans.
- 4,8 sur 10 pour l’équilibre entre les écrans individuels et les écrans partagés en cours, 49 % estimant qu’il y a trop d’écrans individuels.
- 4,2 sur 10 pour l’équilibre entre l’IA et le jugement humain, la supervision et les méthodes traditionnelles, 61 % estimant que l’accent est trop mis sur l’IA.
Cela donne une note globale combinée de 4,5 sur 10 pour l’équilibre dans ces trois domaines en France. En Europe, l’Indice d’équilibre technologique dans l’apprentissage est de 5 sur 10 (European Learning Technology Balance Index).
Dans le même temps, il a été demandé aux enseignants d’évaluer sur 10 si les écoles disposent de suffisamment de technologies et de formations pour offrir les meilleurs résultats aux élèves. En moyenne, ils ont attribué la note de 4,2 sur 10, 1 correspondant à « pas du tout suffisant » et 10 à « tout à fait suffisant ». Les responsables informatiques scolaires ont donné une note de 5,1 sur 10.
« Combler l’écart d’équilibre technologique nécessite un changement de mentalité, déclare le Dr Sarah Henkelmann-Hillebrand, responsable de l’éducation chez Epson Europe. Les systèmes éducatifs doivent aller au-delà de la simple adoption de la technologie pour se concentrer sur la manière dont elle est utilisée. Cela implique de concevoir les usages autour des objectifs d’apprentissage, de rééquilibrer les outils numériques et physiques, de créer des expériences en classe plus partagées et collaboratives, et de mettre en place une gouvernance claire autour des technologies émergentes comme l’IA. Cela signifie aussi investir dans une technologie qui soutient un enseignement efficace, et pas seulement accumuler des appareils. L’avenir de l’éducation ne réside pas dans plus de technologie, mais dans un meilleur équilibre. »
Ces résultats sont issus de l’étude Educate to Empower 2026, commandée par Epson. Retrouvez le rapport ici : www.epson.eu/education
À propos d’Epson
Epson est un leader mondial de l’innovation technologique et de l’ingénierie dont la philosophie d’innovation efficace, compacte et précise enrichit les vies et aide à créer un monde meilleur. L’entreprise utilise la technologie et ses capacités d’ingénierie pour mettre en œuvre des solutions concrètes dans l’innovation de précision, l’industrie et la robotique, l’impression de bureau et domestique, ainsi que les solutions visuelles et de mode de vie.
Dirigé par la société japonaise Seiko Epson Corporation, le groupe mondial Epson réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 1 400 milliards de yens.
Les solutions technologiques d’Epson pour l’éducation soutiennent des environnements d’apprentissage modernes et collaboratifs grâce à des solutions d’impression et de projection fiables pour une expérience d’enseignement et d’apprentissage équilibrée. Elles permettent aux enseignants de proposer un contenu captivant, de simplifier le travail en classe et de réduire les coûts opérationnels, tout en améliorant l’expérience des élèves grâce à des visuels de haute qualité et des outils faciles à utiliser.
En savoir plus sur https://www.epson.eu/education
Méthodologie de recherche
Focaldata a sondé 3 360 personnes au Royaume-Uni, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Pologne pour le compte d’Epson en juillet et août 2026, après des contrôles de qualité des données. L’étude comprenait quatre enquêtes distinctes auprès des publics cibles, réalisées indépendamment en ligne via des panneaux d’utilisateurs : des enseignants sans responsabilité informatique (1 227), des élèves âgés de 16 à 18 ans (1 219), des stagiaires actuellement ou récemment qualifiés pour le métier d’enseignant (611), et des responsables informatiques / décideurs technologiques d’établissements scolaires (303). Les résultats reflètent une répartition naturelle, sans pondération appliquée.
[1] Commission européenne, Initiatives en matière de compétences numériques

